C’est tout frais, le député britannique Dominic Grieve a été expulsé du Parti conservateur en compagnie de 21 autres collègues députés, cela pour avoir voté contre Boris Johnson, et notamment afin de bloquer un éventuel Brexit sans accord.

Par la suite, au cours d’un entretien avec France 24, le député a estimé que le peuple britannique doit être clairement informé des conséquences d’un potentiel « no deal ».

Avant tout, nous avons à faire à un député conservateur et europhile engagé. C’est ainsi que Dominic Grieve s’est vu expulsé de son parti pour avoir formulé un vote contre Boris Johnson, dans le but de bloquer la volonté de ce dernier de mettre en place une sortie de l’Union européenne sans aucun accord.

De plus, juste avant son expulsion, le député a obtenu un accord afin que le gouvernement publie précisément les dossiers et documents traitant de l’impact d’un Brexit sans accord, ainsi que les discussions (notamment privées, sur WhatsApp, Signal, etc), au sujet de la suspension du Parlement qui avait récemment été mise en place.

Au cours de l’entretien à France 24, le député a jugé qu’il était essentiel pour le peuple britannique d’être informé des conséquences particulièrement catastrophiques d’une sortie de l’UE sans aucun accord mis en place, notamment du côté des entreprises et du secteur pharmaceutique.

De plus, selon lui, Boris Johnson ne serait en aucun cas un Premier ministre compétent. Il assure notamment que la volonté du gouvernement de suspendre le Parlement et les raisons qui ont été avancées ne sont pas sincères. Pour lui, le Parlement a été suspendu pour empêcher des parlementaires de se rencontrer et d’échanger pendant cette période qui est clairement une crise politique considérable.

Il conclut en évoquant que le fait que la personnalité de Boris Johnson n’est pas cohérente avec les fonctions de Premier ministre, en évoquant notamment « Il a la réputation de ne pas dire la vérité. ». Tout en terminant par « je ne suis pas optimiste sur le fait qu’il soit possible de trouver un accord que le Parlement accepte. La seule solution est un second référendum. »

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