La lycéenne Mila a reçu des menaces de mort après avoir publié une vidéo antireligieuse sur Instagram.

Le président français a défendu l’adolescente, nommée seulement Mila, qui a reçu des menaces de mort et a été forcée de quitter son école après avoir filmé une vidéo anti-religieuse sur les réseaux sociaux.

L’intervention de Macron intervient après que sa ministre de la Justice, Nicole Belloubet, ait été critiquée pour avoir déclaré que l’attaque de Mila contre la religion était « une attaque contre la liberté de conscience » tout en affirmant que les menaces de mort étaient « inacceptables ».

L’affaire a déclenché un débat public en France, le pays étant une république strictement laïque avec une importante population musulmane. Les autorités éducatives ont depuis trouvé une autre école pour l’adolescent.

« Dans ce débat, nous avons perdu de vue le fait que Mila est une adolescente. Nous lui devons une protection à l’école, dans sa vie quotidienne, dans ses déplacements », a déclaré M. Macron dans une interview au journal Le Dauphiné Libéré.

Le président a ajouté qu’en trouvant une nouvelle école pour Mila, « l’Etat a rempli ses responsabilités » et que les enfants devaient être « mieux protégés » contre « les nouvelles formes de haine et de harcèlement en ligne qui peuvent être destructrices ».

« Cette nécessité est distincte de la critique de la religion. La loi est claire : nous avons le droit de blasphémer, de critiquer, de caricaturer les religions. L’ordre républicain n’est pas un ordre moral … ce qui est interdit, c’est d’inciter à la haine et d’attaquer la dignité », a ajouté M. Macron.

Mila, 16 ans, originaire des environs de Lyon, est devenue malheureusement célèbre en janvier après avoir fait un direct sur son compte Instagram dans laquelle elle parlait de son homosexualité. Un commentateur musulman a répondu qu’elle était une « sale lesbienne » et une « sale pute ». Elle a répondu en postant une vidéo contre l’Islam.

Son explosion a déclenché des menaces de mort et les utilisateurs des réseaux sociaux ont mis en ligne des informations personnelles la concernant, notamment le lieu où elle allait à l’école. Le procureur général a ouvert une enquête pour « menaces de mort, menaces de commettre un crime et harcèlement » contre ses agresseurs et une enquête distincte pour savoir si elle avait « provoqué la haine religieuse », ce qui est punissable par la loi.

Source : TheGuardian.com