La majorité défend un débat de solutions mais l’opposition pense plutôt à une vaste blague ou à une simple opération de divertissement.

Le grand débat national souhaité par le gouvernement comme réponse aux revendications des gilets jaune sera ouvert à la mi-janvier. Le monde politique reste dubitatif, jugeant notamment son organisation bien trop complexe pour être réellement opérationnelle. Un grand majorité est donc dans l’attente de sa mise en place, et reste mitigé sur le fait que les conclusions qui seront mises en avant seront bel et bien prises en compte par le gouvernement.

Du côté des français, un sondage Harris interactive publié semaine dernière indique que 47% des sondés pensent que le gouvernement ne prendra certainement pas en compte les différents avis et retours qui ressortiront de cette concertation nationale.

Ainsi, les principales inquiétudes tournent autour de la nature du débat, qui est encore à préciser, de la capacité de l’exécutif à assimiler les résultats, et de ce fait de la pertinence des comptes rendus qui seront rédigés par le gouvernement qui restera maître de leur contenu.

Dans tous les cas, la majorité reste suffisamment consciente du fait que ce grand débat va au-delà d’une simple réponse à la crise des gilets jaunes et qu’il doit justement être le nouveau départ d’une gouvernant destinée à faire renaître la proximité entre le peuple et l’Etat.