Ce week-end a été une fois de plus le théâtre d’évènements sanglants aux États-Unis avec deux fusillades en moins de 24h, faisant 29 morts… Face à de tels faits, ces deux jours ont été empreints de diverses prises de paroles de représentants démocrates et républicains. Une fois de plus, ces tueries ont ré-ouvert le débat sur la régulation des armes.

Que cela soit des lieux de cultes, des salles de cinémas, des bars, des centres commerciaux, etc, aucun lieu public ne semble être épargné par des fusillades. Ce qui fait notamment remonter le fait que le pays possède une circulation d’armes supérieure au nombre d’habitants, soit environ 400 millions.

Dans un tel état de fait, les tueries et fusillades de masse relancent le débat sur l’importance majeure et quasi-obligatoire de la mise en place d’une régulation plus rigide des armes à feux. Que cela soit au niveau de l’accès aux équipements, du contrôle des antécédents judiciaires, de la sévérité des critères dans le cadre d’achat et de revente d’armes, les législations entre les États du pays sont bien trop différenciées. Par exemple, le Texas qui a notamment subi l’attaque de samedi matin, est l’un des États les moins attentifs sur le sujet en affichant la note de F en termes d’évolution de la législation sur le sujet. De son côté, L’Ohio (qui est le second État concerné par ces deux fusillades) affiche un D. Existe-t-il une corrélation certaine ? Très probablement… Comme à chaque fois après une fusillade, les militants pour une régulation plus rigide restent très attentifs aux réactions des politiques sur le sujet. Ils guettent notamment les messages de soutien relativement discutables des élus républicains opposés à la restriction des armes à feu, et notamment liés financièrement à la NRA (puissant lobby américain des armes).