La dégringolade ne semble pas s’arrêter. Même si la décomposition du vieux monde politique et la diabolisation du Front National sont au centre de la stratégie du président, la République en Marche n’a pas réussi à s’imposer aux Européennes et a laissé la première place au Rassemblement National. Même si le score de 22% permet de relativiser un minimum, cela reste un échec dans la lutte contre le populisme montant auquel on assiste dans toute l’Europe.

Malgré cela, on note 3 constats principaux suite à ce scrutin. De un, le parti de la République en Marche gouverne la France en se basant sur un système institutionnel dépassé et hors du temps, alors que son électorat reste clairement minoritaire (2 électeurs sur 10) ; de deux, la différence entre la réalité de la société et les institutions continue de s’agrandir ; et de trois, la minorité gouvernementale évoquée soulève ainsi la problématique de l’acceptation de sa politique global alors que justement, le parti présidentiel est minoritaire.

Emmanuel Macron ne peut désormais plus masquer ou cacher le manque d’accord du peuple envers sa politique. Cependant, cette volonté restante, a réussi à mettre en péril la droite conformiste libérale menée par François-Xavier Bellamy. Ce dernier a notamment été lâché sur la dernière ligne droite par son parti, dont l’électorat a préféré donné son soutien à la candidate Loiseau. Ainsi, on peut conclure sur le fait que la stabilité ainsi que la durabilité de la synergie macroniste est remise en question étant donné qu’elle s’est définitivement fermée à son flanc gauche.