Surnommées « élections du climat », les Européennes se sont avérées être surprenante face à la montée en puissance considérable des verts, notamment en Allemagne. Effectivement, 36% des électeurs primo-votants ont voté en faveur de Die Grünen, avec un taux de moins de 30 ans à hauteur de 33%. Comme l’a annoncé Robert Habeck ce dimanche : « C’est la première fois que le changement climatique joue un tel rôle dans une élection ».

Avec 20,5% des voix contre 10,7% lors des dernières élections de 2014, le parti est sans aucun doute le grand gagnant de ces élections. Ce lundi, les journaux nationaux ne faiblissaient pas sur les éloges. On pense notamment au « Les Verts triomphent », du quotidien conservateur Die Welt ; ou encore « Les Verts jubilent », titré par le Tagesspiegel. En termes de taux de participation, ce scrutin s’est caractérisé par une participation à 61,4%, soit une hausse de 13% face à 2014.

Même si le parti des conservateurs (la CDU-CSU) reste le gagnant de ces élections avec 28,9% des voix, cela reste une victoire amère pour un parti qui réalise son pire score historique. Même situation pour le parti SPD (Parti Social-Démocrate) qui chute avec 15,8% des voix et seulement 15 élus au Parlement.

On note également que même sur des territoires historiques (le bassin de la Ruhr par exemple) pour le SPD, les Verts se sont imposés. Et cela sans évoquer le fait qu’ils se sont aussi fait devancer par la CDU lors du scrutin de Brême, ville dans laquelle ils avaient assis leur domination électorale depuis plus de 73 ans.