Pour faire suite à l’appel de Marine Le Pen à l’électorat des Républicains, l’incitant à la rejoindre en prévision des municipales, la République en marche essaye de récupérer des appuis autant à gauche qu’à droite.

Marine Le Pen se positionne actuellement sur les élections municipales et espère y transposer son score aux Européennes. Pour faire simple, elle aurait pour ambition de récupérer pas moins d’une vingtaine de villes pour compléter les 10 déjà conquises il y a une décennie. Et pour atteindre cet objectif, elle est partie pour concentrer toutes les forces et moyens de son parti sur des régions telles que les Hauts-de-France, la région Paca, ou encore l’Occitanie. Concernant cette dernière région, son compagnon Louis Aliot serait plus que ravi de se saisir d’une ville telle que Perpignan, capitale des Pyrénées-Orientales.

En parallèle, vu que les alliances font souvent bon ménage, Thierry Mariani se positionne en tant que chasseurs de têtes à droite afin de constituer un réseau d’élus pour anticiper les élections présidentielles de 2022.

Du côté du gouvernement, le 1er ministre appelle à délaisser les « étiquettes politiques bien vieillies »

Cette stratégie est exactement la même chez La République en marche. La majorité vient de particulièrement loin étant donné qu’elle n’a aucun maire sortant. Ce qui justifie considérablement l’approche séductrice du 1er ministre à Albi le vendredi 14 juin dernier. Lors de sa prise de parole, il a notamment profité de l’occasion pour s’adresser aux maires de droite et de gauche et les inciter à dépasser les « étiquettes politiques bien vieillies ».

Ceci laisse transparaître la crainte de la majorité de se retrouver isolé et seul face au parti de Marine Le Pen. Ce qui en soi correspond à une prise conscience malheureusement bien trop tardive étant donné que c’est directement Emmanuel Macron qui a lui-même positionné Marine Le Pen en tant que rival principal.

Face à ce duel au sommet, la majorité repense à la constitution d’un front républicain mais le « avec qui » reste encore à préciser… Sans penser au fait que pour que cela se fasse, il faudrait encore que les vieux partis politiques évoqués par Edouard Philippe arrivent à ressortir de leurs cendres.