Le président français Emmanuel Macron est soumis à une pression croissante de la part des syndicats alors qu’il cherche à réformer le système de retraite du pays.

Les travailleurs du secteur public sont entrés vendredi dans leur 30ème jour de grève – la plus longue manifestation en France depuis 1986, lorsque les travailleurs des transports avaient manifesté pendant 28 jours. Le dernier conflit ne semble pas avoir de fin en vue, les syndicats reprochant à Macron de « vivre dans sa propre bulle ».

« Le processus sera long, les grèves pourraient durer encore un mois », a déclaré jeudi à CNBC Tomasz Michalski, professeur d’économie à HEC Paris.

Il y aura un nouveau cycle de négociations entre les responsables gouvernementaux et les syndicalistes mardi. Les travailleurs devraient à nouveau descendre dans la rue dans le courant de la semaine prochaine.

Lors de son discours du Nouvel An, le président Macron a demandé un compromis rapide entre son gouvernement et les travailleurs.

« Qu’a-t-il dit de nouveau à propos de cette fameuse réforme sociale ? Rien. J’ai déjà entendu ce discours 1000 fois. Nous avons l’impression que le président de la République s’est enfermé dans sa propre bulle », a déclaré mercredi à BFM TV Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

La Fédération syndicale unitaire, autre syndicat français, a également déclaré mercredi dans un communiqué que le Président est dans « le déni de la réalité sociale ».

La grève illimitée est une tentative des travailleurs et travailleuses du secteur public de manifester leur mécontentement à l’égard du plan du gouvernement visant à mettre à jour le système de pension. La France a l’un des systèmes de retraite les plus chers au monde, selon les données de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Le président Emmanuel Macron s’est engagé avant son élection en 2017 à simplifier le système actuel.

Macron fait pression pour un système unique à points. Celui-ci remplacerait les 42 régimes de retraite actuels qui varient selon la profession et la région, ce qui signifie que certains travailleurs ont actuellement droit à une pension complète avant l’âge minimum de la retraite de 62 ans. Le régime proposé vise à faire cotiser les retraités au même montant et à leur donner des droits égaux.