Après avoir formé une coalition à Kayes lors des législatives du 29 mars dernier, Aliou Boubacar Diallo a à nouveau rassemblé large à l’Assemblée nationale. Le fondateur d’ADP-Maliba a formé un groupe parlementaire de 5 partis politiques, dont il a pris la présidence. Baptisé « Benso », ce groupe parlementaire rejoint la majorité présidentielle pour contribuer efficacement à la sortie de la crise multidimensionnelle.

Constance et patriotisme, voilà deux mots qui résument très bien la personnalité d’Aliou Diallo. Constance car il n’a jamais dévié de sa ligne politique depuis la création de son parti en 2012, contrairement à ce que tentent de faire croire ces derniers jours d’anciens cadres d’ADP-Maliba comme Amadou Thiam. Celui-ci estime avoir eu raison, il y a plusieurs mois, de rallier la majorité présentielle pour un consensus national. On l’aurait chassé du parti pour cela, alors qu’ADP-Maliba vient finalement de franchir le pas. Ce qui n’est pas juste.

ADP-Maliba suit sa logique politique

Le parti de la Balance souhaitait, certes que l’on se donne tous la main (opposition et majorité), mais pour cela il fallait le préalable d’un Dialogue national inclusif (DNI). C’est seulement après cela qu’on pouvait-on parler d’une entrée de l’ADP-Maliba dans un gouvernement. Voilà pourquoi le parti d’Aliou Diallo a choisi de ne pas signer l’Accord politique de gouvernance le 2 mai 2019 et a attendu la fin du DNI pour le faire. C’était en décembre 2019.

Dans la déclaration politique de création du groupe parlementaire « Benso », Aliou Diallo a justement remercié le chef de l’Etat IBK pour avoir mis en œuvre la résolution du Dialogue national inclusif, relative à la tenue des élections législatives. Ce qui a permis à l’ADP-Maliba d’obtenir 8 sièges dans l’hémicycle et de former le groupe parlementaire « Benso », qui signifie « La Maison de l’Entente » en langue nationale bambara. Ce groupe se compose de 20 élus.

ADP-Maliba n’écarte pas une rentrée au gouvernement

A présent, ADP-Maliba œuvrera à l’application stricte de la feuille de route consensuelle du DNI. Parmi les autres résolutions : l’organisation du prochain référendum et le projet de la nouvelle Constitution, le retour de la sécurité dans le nord et la relecture de certains articles de l’Accord de paix d’Alger. « Notre groupe parlementaire encouragera et soutiendra toutes les initiatives et les actions tendant à renforcer la cohésion nationale pour résoudre la crise que notre pays connaît », a promis le député de Kayes.

C’est pourquoi ADP-Maliba entrera dans le prochain gouvernement si le président de la République décide de porter sa confiance sur ses cadres. Ce qui lui permettra de participer concrètement et pleinement à la mise en œuvre des résolutions et recommandations issues du Dialogue national inclusif. Pour le parti d’Aliou Diallo, il est temps de se donner la main afin de sortir le Mali du gouffre dans lequel il se trouve. ADP-Maliba veut alléger les souffrances des populations maliennes et cela passe par l’union nationale.