Cela fait les gros titres depuis quelques jours, la Turquie a lancé une action militaire à l’encontre des forces militaires Kurdes présentes dans le nord-est de la Syrie. Cette attaque lancée ce mercredi soulève des inquiétudes considérables, et cela jusque dans la communauté politique internationale.

Sans surprise, cette opération militaire a provoqué un tollé international. En lançant cette attaque appelée ironiquement « Printemps de paix », la Turquie déclare vouloir mettre en place une zone de sécurité afin de faire partir les forces militaires Kurdes présentes dans la région, que l’État turc voient comme une force terroriste.

Pour sa part, le Conseil de sécurité de l’ONU doit mettre en place une réunion d’urgence jeudi prochain à l’initiative de ses membres européens. Les enjeux sont considérables, comme une nouvelle crise migratoire, la résurgence de l’EI (Etat Islamique), une crise humanitaire, etc.

Et cela a déjà commencé. Depuis le lancement de l’opération ce mercredi 9 septembre, 23 combattants kurdes ainsi que 9 civils ont trouvé la mort lors des frappes aériennes et des tirs d’artillerie des forces turques. Chiffres relevés par l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme).

De son côté, Recep Tayyip Erdogan, le président turc, dresse un bilan de 109 miliciens kurdes morts. De plus, selon les autorités turques, ce bilan se complète avec la mort d’au minimum 6 civils dont une fillette et un nouveau-né, ainsi qu’avec de nombreux blessés par des attaques sur les villes frontalières entre la Turquie et la Syrie.

Malheureusement, il ne s’agit pas là d’une action isolée. En effet, c’est même la troisième action militaire lancée en Syrie depuis 3 ans. Et pour donner un ordre d’idée sur la situation, depuis 2011, le confit en Syrie a fait pas moins de 370 000 morts, toujours selon un bilan de l’OSDH. Et parmi ces 370 000 décès, on ne compte pas moins de 21 000 enfants et 13 000 femmes, dans un total de 112 623 civils.

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